Historique des ventes immobilières : DVF, impots.gouv ou notaires

28 octobre 2026

L’historique des ventes immobilières est public en France : la base DVF (demandes de valeurs foncières) recense les transactions et se consulte gratuitement sur une carte du site de l’État. Les propriétaires disposent en plus d’un service de recherche dans leur espace particulier d’impots.gouv, et les notaires tiennent leurs propres bases, plus détaillées mais d’accès réservé. Aucune de ces sources ne donne le nom des acheteurs ni des vendeurs, et chacune a ses délais et ses angles morts.

Ce que contient l’historique d’une vente immobilière

Une fiche de mutation indique la date de la vente, le prix, la nature du bien (maison, appartement, dépendance, terrain), les surfaces et le nombre de pièces. Elle se rattache à une adresse ou à une parcelle cadastrale. En revanche, elle ne dit rien de l’état du logement, de ses travaux ni de l’identité des parties.

Ces informations viennent des actes notariés et des données cadastrales, enregistrés au moment du transfert de propriété. Le prix retrouvé ici sert aussi de point de départ pour calculer l’imposition de la plus-value à la revente, quand on cherche un prix d’acquisition ancien.

Consulter DVF sur la carte de l’État

La recherche se fait par commune, puis par section cadastrale ou par parcelle, en zoomant sur la carte. Chaque vente apparaît sous forme de point, et un clic ouvre la fiche avec le prix et les caractéristiques du bien. Un filtre permet de ne garder que les maisons ou que les appartements.

La base couvre les cinq dernières années de transactions, avec une mise à jour deux fois par an, en avril et en octobre. Une vente signée il y a quelques mois peut donc ne pas encore y figurer.

Carte numérique des ventes immobilières d'un quartier

Pour estimer ce que valent les maisons autour de chez soi, le plus simple est de choisir la rue, puis les rues voisines, et de noter chaque vente avec sa surface.

Rechercher des transactions sur impots.gouv

Le service de recherche des transactions immobilières se trouve dans l’espace particulier d’impots.gouv, rubrique des données publiques. Il demande une connexion avec le numéro fiscal ou FranceConnect, et chaque recherche est enregistrée. Son usage est encadré : il s’adresse à des personnes qui ont un besoin lié à un bien, par exemple un projet de vente ou d’achat. Les futurs vendeurs peuvent s’en servir pour préparer leur annonce, et les acheteurs suivent les étapes d’un achat immobilier avec des prix de référence en main.

La recherche se fait autour d’une adresse, avec des critères sur le type de bien, la surface et la période. Le service donne des ventes, pas une estimation : c’est à l’utilisateur de faire le tri.

Les bases des notaires : Perval et BIEN

Les notaires alimentent deux bases de prix, Perval pour la province et BIEN pour l’Île-de-France. Elles contiennent plus de caractéristiques que DVF (année de construction, étage, état général déclaré) et servent aux professionnels pour évaluer un bien. Leur accès est réservé aux notaires et à certains organismes, un particulier passe donc par son notaire ou par les publications gratuites.

Les notaires publient en effet des prix médians et des indices par secteur. Ils donnent la tendance d’une ville ou d’un département, pas le prix d’une maison précise.

Les limites à connaître avant d’interpréter un prix

Trois limites reviennent le plus souvent quand on lit un historique de vente immobilière :

  • L’Alsace, la Moselle et Mayotte ne figurent pas dans DVF, il faut y chercher une autre source.
  • Certaines ventes sont atypiques : lots multiples, vente entre proches, viager, logement neuf vendu sur plan. Leur prix ne se compare pas à celui d’une vente classique.
  • Le prix affiché peut inclure du mobilier ou un garage, et l’adresse est parfois approximative, ce qui oblige à vérifier la parcelle.

Un prix isolé ne prouve donc rien. Il faut en rapprocher plusieurs avant de s’y fier.

Se servir des ventes passées pour estimer, vendre ou négocier

Pour savoir combien un voisin a vendu sa maison, il faut retenir les ventes du même secteur, de surface proche et récentes, puis calculer un prix au m² pour chacune. L’écart entre les ventes donne une fourchette, que l’on ajuste ensuite selon l’état du bien, son étage, son extérieur ou son exposition.

Couple comparant des prix de ventes sur un ordinateur portable

Face à un acheteur qui conteste le prix, ces ventes servent d’argument : elles montrent ce qui s’est réellement signé à proximité. C’est aussi la base pour justifier une baisse de prix quand le marché a bougé. Côté vendeur, les travaux qui valorisent un logement avant la vente expliquent un écart favorable avec les ventes voisines.

Les ventes passées ne remplacent pas une visite : elles cadrent un prix, qu’un professionnel affine ensuite sur place. Avant de fixer une annonce, il reste à recouper au moins trois ventes récentes de la même rue ou du même quartier.

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